Le sénat a voté un amendement LR qui impose aux sites pornos de contrôler pour de vrai que les visiteurs ont bien 18 ans (« par exemple en passant par France Connect ou en utilisant une carte de paiement » [1]).

Pourquoi ?

Je me permets de reformuler l’argument des anti-pornos : « parce qu’il faut protéger nos enfants de l’influence néfaste des films pornographiques ».

(Les moralistes disent toujours « nos » enfants, même quand il ne s’agit pas des leurs.) 

Deux grandes catégories d’arguments dominent pour dissuader de regarder du porno : 

  1. image dégradante des femmes
  2. mauvaise influence sur ceux qui regardent, notamment les plus jeunes

Les deux convergent dans l’amendement voté, qui est un amendement à la proposition de loi qui vise à « protéger les victimes de violences conjugales ». La loi suggère un rapport de causalité entre « aller sur des sites porno quand on est mineur », et « être violent plus tard avec les femmes », et notamment la sienne. 

Pas d’enquête objectivant la nocivité à grande échelle, et pas vraiment de débat non plus au sénat, unanime : bientôt, des jeunes de 15, 16, 17 ans n’auront plus la possibilité de regarder… ce que pourtant ils ont le droit de faire.

Incongru, n’est-ce pas ?

Pour commencer, détaillons les deux arguments l’un après l’autre.

  1. Le porno renvoie une image dégradante des femmes

Pas certain que les plus soucieux du sort des femmes dans les pornos soient très favorables, a contrario, aux pornos gay et lesbien. Mais faisons comme si c’était l’image des femmes le principal souci (d’autant que c’en est un vrai).

Le porno exhibe volontiers « la femme dominée », sous toutes ses déclinaisons, de la femme agenouillée ou plaquée à la multi-pénétrée, en passant par celle qui prête son visage à toutes les volontés des partenaires. (Passons pour l’instant sur les diverses significations possibles de toutes ces choses : il n’est pas interdit de penser que des actrices, peut-être, se sentent non pas soumises, mais insoumises au contraire, libres et fières d’être irrévérencieuses.)

Féministes ou pas, les nombreux mouvements offensés se réclament plus ou moins volontairement, j’ai l’impression, de l’approche pionnière et subtile d’Andrea Dworkin et Catharine MacKinnon, respectivement philosophe et juriste américaines, dont l’une des argumentation forte peut être résumée ainsi : 

  • les films pornographiques donnent des représentations dégradantes des femmes ;
  • en outre il semblerait y avoir un lien entre le statut d’objet des femmes et l’excitation des hommes ; 
  • en définitive il y a quelque chose de « performatif » dans ces images : la pornographie produit (fait reproduire) la domination masculine. 

A ne pas confondre avec « performant », « performatif » signifie que les images pornographiques agissent concrètement sur le spectateur, produisent (pas seulement suggèrent, pas seulement motivent, mais génèrent) du réel conforme à ce qui est montré, dès que c’est montré. Le terme vient de la philosophie du langage. Est « performatif » un énoncé qui fait action, comme quand les autorités habilitées disent « je déclare la guerre » ou « je vous déclare mari et femme » : la parole rend la chose effective, l’énoncé réalise lui-même ce qu’il énonce.

De même qu’un acte peut être posé par une parole, les images pornographiques seraient des injonctions à agir comme les images disent.

  1. La mauvaise graine

Pour les personnes inquiètes, il y a le risque (on va plutôt parler de risque, parce que cette performativité reste à prouver) que le porno soit imité : les hommes vont peut-être refaire ce qu’ils voient, et vont d’autant plus être amenés à le faire que le porno montre (circonstance aggravante) des femmes qui prennent du plaisir à être traitée comme des objets.

L’amendement voté s’inscrit dans cette tradition critique – pourtant l’air du temps est moins à cette mauvaise influence-là (violence tournée vers l’extérieur, vers les femmes), qu’à une autre : le porno crée, entend-on souvent, un rapport très compliqué à soi. Il complexe, il trouble, il réduit la sexualité à une question de performances, donc il perturbe et il trompe, en plus il promeut des codes volontiers décrits comme bizarres (épilation intégrale, attitudes perverses…), bref le porno ment, et pourtant le mensonge passe pour la norme, et il est nocif de s’y comparer.

Moralité : il faut prémunir au moins les mineurs de ces références catastrophiques, qui ont peut-être deux effets terribles ; soit les films sont imités et c’est grave, soit ils font souffrir de ne savoir faire pareil et c’est difficile à vivre et c’est grave. (Passons aussi, pour l’instant, sur le caractère paradoxal de ces conclusions.)

Voilà pour la prise au sérieux des critiques du porno.

La domination moins grave dans le porno ?

« ça crée des normes, les femmes paraissent prendre du plaisir à faire des choses peu reluisantes, codifiées par la domination patriarcales, en définitive ce sont des modèles dangereux »: j’aimerais faire remarquer, pour commencer, que ce propos peut s’appliquer au porno peut-être, mais aussi aux clips de RNB, au port de la mini jupe selon certain.e.s, ou à l’élection de miss France, qui raconte aux petites filles qu’il faut avoir entre 18 et 24 ans et mesurer au moins 1m70 pour être la plus belle – pour en rester aux critères officiels, sans à dire sans considérer les implicites (finesse, postures cambrées, maquillage, cheveux longs, etc.).

Si c’est « le fait de créer des normes » le problème, redoublé par le fait que ces normes sont dégradantes pour les femmes, on va devoir interdire beaucoup de choses aux mineurs. 

A moins que les représentations de la femme dominée soient plus problématiques dans le porno qu’ailleurs ? 

Il est permis d’en douter, et même, de proposer l’hypothèse inverse : la domination de la femme, c’est peut-être moins grave dans le porno qu’ailleurs. 

D’abord, si dans l’intimité des femmes veulent être (ou avoir l’air d’être) « dominée », c’est bien leur droit. Elles y prennent sûrement du plaisir, et y mettent sans doute autre chose que de la domination. (C’est un peu comme pour le voile.)

Ensuite, dans les représentations pornographiques, la sexualité s’inscrit dans le ludique, le schématique, la domination relève du rôle, du cliché, du personnage, du coquin factice, de l’outré, tandis que dans le cinéma classique, la publicité, l’histoire de l’art, le monde de l’entreprise, celui des médias, la classe politique, tous les mythes de l’occident et de l’orient, les points de vue des hommes en général, eh bien la femme dominée relève plutôt de l’habitude, voire de « la nature », en tout cas du traditionnel, du spontané, de l’impensé, de l’inaperçu, du « oh, ça vaaaaa… ».

Bref, le jour où l’on combattra la domination masculine aussi fort que dans le porno, ailleurs que dans le porno, ce sera pas mal.

Mais le porno n’a-t-il rien de spécifique ? Si, sans doute. Mais pas la domination de la femme.

La spécificité du porno

La première spécificité du porno est d’être une image faite pour exciter.

Des images existent pour faire peur, pour faire rire, pour faire réfléchir, pour divertir, pour énerver, des images existent pour vous faire acheter de la merde en boite qui pollue et qui est mauvaise pour la santé – mais seules les images pour exciter génèrent autant de rejet.

Pourtant c’est pas si grave, c’est pas si mal, d’être excité.

« Oui mais être excité par ça ! Beurk ! » Par ça quoi ? Et bien, par la seconde spécificité : ce sont des images obscènes (obscénité : « qui offense ouvertement la pudeur dans le domaine de la sexualité » [2]). Parce qu’on y voit les sexes non seulement en action et en gros plans, mais aussi, parce que la sexualité est complètement dissociée des trois domaines avec lesquels notre culture (patriarcale) l’a liée : la reproduction, la famille, l’amour.

L’image d’Epinal du porno [3], pour résumer, ce sont des corps lisses, propices et stylisés qui s’enfilent mécaniquement sans tendresse ni fin supérieure, si ce n’est celle d’exciter celles et ceux qui regarderont.

Aucune valeur morale, pas même celle de l’esthétique soignée, dans la pornographie ; faut-il y voir des drames traumatisants et révoltants, ou bien un champs de liberté, un terrain dépouillé, merveilleux pour l’exploration des fantasmes, des limites, des potentiels du corps ? On peut y voir, en réalité, beaucoup de choses encore – car l’influence d’une image dépend toujours plus du spectateur, que de l’image elle-même.

Qu’est-ce que l’influence ?

Deux choses se confondent toujours avec la peur du porno (comme avec celle des jeux vidéo): 

  • le jugement moral sur le contenu (les représentations, ce que les images montrent, en l’occurrence des gens qui prennent du plaisir à faire des choses obscènes, pouvant être jugées comme dégradantes)
  • la peur de l’influence (les effets, l’action sur le spectateur, en l’occurrence des violences, tournées vers les autres ou vers soi)

C’est bien normal d’avoir peur de l’influence quand on n’aime pas un contenu. Mais ce n’est pas une raison de déguiser la condamnation du contenu, en certitude qu’il a une mauvaise influence (en affirmation que les spectateurs seront piégés par l’image), afin d’obtenir la censure, l’interdiction d’accès au contenu.

Et ça se complique, parce que « l’influence » elle-même est un mélange de trois choses au moins. 

Quand on parle d’influence d’une image, les plus inquiets assimilent toujours : 

  • l’effet d’une image
  • l’adhésion à une image
  • l’imitation d’une image

Le mot « influence » mélange les trois. Il présuppose déjà, par le seul fait d’être employé, que l’effet sera nécessairement l’adhésion puis l’imitation.

C’est aller vite en besogne. 

Cela ne se passe pas comme ça, dans le monde réel. Aucune image n’est performative. 

Dans le monde moraliste, qui confond tout (effet, influence, pouvoir, adhésion, imitation…), peut-être, mais dans le monde réel, l’effet des images pornographiques (des images en général) va être très différent selon les spectateurs, selon les figures filmées, les moments de la vie, etc.

Jamais une image n’aura d’effet nécessaire, ni garanti.

Les effets d’une image sont nombreux, et loin de pouvoir être réduits à une envie d’imiter. 

Quand bien même une image ferait plaisir à voir. 

Si toutefois on prend du plaisir à voir, ce qui est loin d’être une certitude pour la pornographie.

Bien sûr, plus on va parler de jeunes personnes, plus sera faite cette contraction, cette compression qui va de l’image (décrite tout de suite comme modèle) à l’imitation (supposée nécessaire). Ce mélange oublie de passer par les cases « perception de l’image », « évaluation de l’image », « jugement de l’image », « confrontation à ses valeurs, ses goûts », « digestion de l’impact », « discussions avec d’autres personnes », « test du fantasme dans la masturbation »… Comme si ces cases n’existaient pas.

Et surtout, sans passer par la case « confrontation à la personne avec qui on aura des rapports », qui aura aussi des envies, plus ou moins explicites, des appréhensions, des fantasmes différents ou convergeant, un consentement à donner, des indications à formuler, des pistes à suggérer, des limites, qui prendra les devants ou pas, etc. 

Les imitations problématiques

Imitées du porno ou pas, on doit faire les choses avec l’autre, pas contre l’autre (ou alors tout contre). Sauf à être un individu violent, dangereux, condamnable – et ce n’est pas le porno qui fait être comme ça, c’est le viriarcat. 

Sans doute les gens violents aiment-ils les films pornos violents. Mais le problème de l’imitation du porno, ce ne sont pas les représentations imitées en elles-mêmes. Le « problème du porno », c’est :

  • que des mecs se dispensent du consentement quand ils veulent imiter ; 
  • et que des femmes et des hommes croient devoir se conformer à ce qui y est vu.

C’est-à-dire : pas les problèmes du porno lui-même. Pas du tout ceux de l’image initiale, mais ceux du monde dans lequel cette image circule.

C’est difficilement contestable : les films pornographiques sont trompeurs sur la « réalité » des rapports sexuels. Les professionnels qui s’y emploient sont des corps performants qui ne sont pas représentatifs, sans doute sont-ils complexants, il y a l’obsession de la taille, de la durée, de la fréquence… Mais la pornographie est-elle plus éloignée de la sexualité réelle, que James Bond ou Jackie Chan, du self défense réel ? Messi et Ronaldo sont-ils représentatifs de la façon normale de jouer au foot ? Les grands auteurs ne créent-ils pas des complexes d’infériorité, les rock stars des frustrations de ne pas vivre leur grande vie ?

L’analogie avec les arts « classiques » ou le sport n’est pas une plaisanterie : dans toutes les choses humaines, il y a représentations idéalisées et des professionnels, particulièrement bien dotés et/ou doués et/ou dopés. Cela peut être un problème et exiger des critiques sans doute, mais doit-il appeler la censure ? C’est la morale qui fait voir un problème spécifiques dans les choses sexuelles.

Pourtant, en elles-mêmes, les pratiques sexuelles consenties ne sont pas des choses problématiques moralement (contrairement au choix de se faire justice soi-même, par exemple, ou de gagner des millions d’euros en guise valeur absolue et d’en cacher dans des paradis fiscaux – ne faudrait-il pas protéger les mineurs de l’influence de ces discours-là ? Ils me paraissent plus problématiques, personnellement. Et ne faut-il pas interdire l’audition de Zemmour aux mineurs, lui qui prétend que le pouvoir doit rester entre les mains des hommes, les femmes n’aimant de toute façon le pouvoir qu’incarné en la personne de leur mari ?).

Si vraiment le problème était celui de complexer, de rendre agressif, d’exposer des femmes dominées, alors il faut tout de suite interdire les réseaux sociaux aux mineurs, les repas de Noël en famille, les vestiaires collectifs.

Si le problème est « le milieu », ou « la minorité non représentatives d’épanoui.e.s », alors on va vite arrêter les défilés de mode après considération attentive du milieu du mannequinat (dont l’assainissement me parait autrement plus nécessaire et urgent que celui de la pornographie).

Ce que fait le (ce qu’on fait du) porno

Le porno montre, dans le but d’exciter, des personnes consentantes, filmées en plans très rapprochés, qui exécutent des figures extrêmes. Les images peuvent exciter ou pas, donner des idées, écoeurer, apprendre des choses, complexer, décomplexer. Elles montrent des directions que chacun peut emprunter ou s’interdire.

Si on reprend la définition de l’obscénité, est-ce qu’on ne doit pas être libre de penser, en lisant « offense la pudeur », que le problème est la pudeur, plutôt que l’offense ?

Qu’est-ce qui fera qu’on « digèrera », à sa façon, plus ou moins bien, la pornographie ? Eh bien, comme pour toutes les choses difficiles et susceptibles de choquer ou d’influencer ou de troubler, ou pas (un film d’action, un événement dans la rue, un jeu vidéo angoissant, les émissions de Pascal Praud, la mort de la mère de Bambi, un article LinkedIn faisant culpabiliser ceux qui manquent d’audace, etc.) : le fait d’y avoir été préparé ou pas, le fait d’avoir été, ou pas, préparé à penser par soi-même.

Cette préparation doit se faire : 

  • sur le contenu : la sexualité et ses représentations, le consentement (les pères les mieux intentionnés et les plus attentionnés ont encore le réflexe de blaguer, s’ils vont bientôt avoir une fille, en disant qu’ils lui mettront une ceinture de chasteté, qu’ils ne laisseront aucun homme s’approcher, des choses comme ça…) 
  • mais aussi sur la forme, sur ce qu’est une image – mais ce langage-là est ignoré par l’école, pas vraiment pris au sérieux comme un langage ; heureusement qu’il y a les jeux vidéo, les films, les applis comme TikTok pour familiariser les jeunes au fait qu’une image est construite, composée, fallacieuse, etc., et pour en démocratiser les secrets de fabrications.

S’il y a un problème avec le porno, il est précisément là : quand il s’agit du premier contact avec la sexualité. 

Ce qui est terrible avec internet, c’est que des enfants tombent sur ces images, immédiatement très crues, agressives, vulgaires de prime abord, sans l’avoir voulu, sans les avoir recherchées, sans s’y attendre. 

Quand les films sont vus avant même que la question sexuelle ait été abordée (avec soi-même, entre amis, à l’école, en famille, grâce à des premiers mangas « innocents », des images promotionnelles de lingerie, des schémas dans un dictionnaires, etc.), c’est problématique et potentiellement traumatisant.

La grille d’analyse doit précéder la perception, comme pour tout.

Conclusion

Pour lutter contre cela, il n’est pas du tout nécessaire de censurer, d’interdire radicalement aux mineurs comme le veut la loi (qui permet aussi d’identifier les adultes, évidemment) : il suffit que les sites soient explicitement signalés comme défendus, comme nocifs pour les moins de 15 ans (pourquoi choisir un autre âge que celui auquel on peut faire les choses ?), il faut des filtres, étapes, des possibilités de verrouillage par les parents, et l’éducation décidera alors de l’âge auquel les enfants auront accès, avec internet, « librement ».

L’interdit donnera d’autant plus envie d’aller voir ? Barbe bleue etc. ? Cela méritera un article entier, mais pour l’instant, accordons que c’est autre chose de tomber sur de la pornographie involontairement, ou d’y aller en ayant conscience de transgresser : la perception est activée, précautionneuse, elle s’autorise petit à petit. L’esprit travaille.

Pour celles et ceux qui s’y aventurent en étant préparé, c’est un support de pensée et d’expérience. Comme tout contenu d’un média. Sur une question qui relève de l’intimité, mais qui devrait sans doute moins relever d’un tabou.

Alors oui, c’est potentiellement complexant – comme toutes les performances de tous les professionnels de tous les secteurs de la vie, comme tous les sommets esthétiques, comme toutes les expériences réservées à d’autres, mais pas à soi.

Alors oui, ça peut donner des idées. Des mauvaises, à ceux qui chercheront des idées mauvaises. Mais peut-être des bonnes, aussi, à celles et ceux qui voudront y trouver des plaisirs (pourquoi pas à partager). En d’autres termes, oui, le porno influence. Et certaines images seront peut-être prises comme des injonctions – et c’est regrettable. Mais ce n’est pas nécessaire. Et c’est le propre de tout ce qui circule dans une société ouverte.

La seule forme de « protection des jeunes » dont est sûr de l’efficacité, c’est la préparation de l’esprit critique et la culture du consentement. On ne combat pas du tout les mauvaises influences en les censurant, on les combat on amenuisant leur influence ; on n’amenuise voire annule leur influence qu’en éduquant.

Tout esprit éduqué saura faire d’une influence un contre-modèle (bien des féministes ont grandi avec Disney ou Martine à la maison).

En regardant du porno, tout esprit bien formé sera libre d’y trouver ou pas des idées, des repères, des valeurs, ou des contre-modèles. Du plaisir ou du dégoût.

On pourra y trouver la forme la plus dégradée de la sexualité, parce que la beauté commence avec le sentiment ou la douceur, ou parce qu’il n’y a rien de meilleur qu’une jouissance partagée et simultanée (ce qui manifestement ne rend pas bien à l’image). 

Ou on pourra y trouver la forme supérieure du plaisir, par exemple en estimant que la sexualité pornographique est la plus proche incarnation d’un fantasme, d’une pulsion, par sa neutralité en termes de valeur et son absence d’émotion. 

Ou ce qu’on voudra. Ou rien du tout.

Les enfants doivent être prémunis d’abord en étant avertis et préparés ; les ados puis les adultes doivent être libres de chercher qui ils veulent être et ce qu’ils veulent faire ensemble, aussi grâce aux images qui filment des gens consentants faire ce qu’ils veulent.

Autrement dit, un monde meilleur et plus égalitaire ne verrait pas le porno disparaître. Un monde meilleur verrait le porno se diversifier. 

En attendant, un monde qui veut censurer la pornographie ma parait être, quant à lui, un monde qui en même temps refuse d’éduquer à la sexualité, au consentement, à la liberté.


[1] Voilà qui va développer les compétences en VPN.

[2] Définition du CNRTL.

[3] Il parait qu’il y a tout plein de pornos différents, féministes, langoureux, etc., mais je ne comprends pas trop qu’on défende le porno avec ces argument-là, qui semblent cautionner, en défendant un certain porno contre les clichés, les critiques du porno classique.

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